Le journalisme citoyen n’est pas un phénomène nouveau. « Il a toujours existé, à travers différentes formes et supports selon les époques », indique Julien Pain, le présentateur et responsable éditorial de l’émission « Les Observateurs » sur France 24.
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Les années 2000 ont pourtant été témoins de grands bouleversements dans le domaine, avec l’apparition des nouvelles technologies et la démocratisation de l’accès à Internet dans le monde. Le journalisme citoyen ou participatif s’institutionnalise et se répand rapidement, en solo à travers des blogs ou bien alors comme support aux médias classiques. Son but affiché : apporter une information et un regard différents de ceux offerts traditionnellement.
Ce phénomène apparaît encore souvent, pour certains journalistes, comme une menace pour la profession. Tout citoyen avec un appareil photo ou une caméra possède désormais les outils et les moyens de faire parvenir au monde le témoignage des événements qui l’entourent.
D’autres journalistes l’interprètent plutôt comme une richesse : l’information, pour être la plus complète possible, a besoin d’images et de vidéos des quatre coins du monde, avant d’être ensuite vérifiée et complétée par des professionnels.
Peut-on considérer le journalisme citoyen comme du journalisme s’il n’est pas encadré ?








Bonjour,
Comme vous l’avez rappelé en chapeau, un potentiel énorme s’ouvre au journalisme dit citoyen dans les pays émergents, politiquement et/ou économiquement, là où le maillage médiatique est ténu et la pluralité des sources pas toujours garantie.
En Occident, après quelques mouvements d’humeur (tout microcosme est endogamique) les pro ont vite compris l’usage qu’ils pouvaient faire de ces pigistes bénévoles et ne s’en privent pas.
L’encadrement est un moindre mal.
Reste la verrue du web : tous ces sites attirant les badauds, donc les budgets de pub, grâce à un complotisme paranoïde dans lequel s’engouffrent tous les égotistes perturbés, convaincus que d’obscures
conjurations sont à l’origine de leurs malheurs.
Nos cyber-média ont aussi leurs tabloïdes et leur presse de caniveau.
Confraternellement,
Christian